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«Je m’apprête à redevenir un Français parmi les Français»: c’est par ces mots que s’est adressé Nicolas Sarkozy à ses partisans dimanche dernier, au soir de sa défaite à l’élection présidentielle. En redevenant un Français «normal», Nicolas Sarkozy va voir, un mois après sa cessation de fonction, l’immunité dont il a bénéficié en tant que chef de l’Etat levée.

Plusieurs affaires politico-financières qui touchent certains proches du chef de l’Etat pourraient l’impliquer, ce que dément formellement l’intéressé qui dénonce des «boules puantes».

Les affaires qui attend Nicolas Sarkozy

Les accusations de financements illégaux de la présidentielle 2007

L’affaire Bettencourt

L’affaire Bettencourt recouvre des soupçons de financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy par Liliane et André Bettencourt (décédé depuis). L’ancienne comptable de la milliardaire, Claire Thibout, a affirmé que le gestionnaire de fortune de la vieille dame, Patrice de Maistre, lui avait demandé de retirer de fortes sommes d’argent en liquide, à hauteur de 150.000 euros, afin de financer la campagne du candidat Nicolas Sarkozy. L’affaire a déjà touché deux proches de Nicolas Sarkozy, avec la mise en examen de Patrice de Maistre et du trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, à savoir Eric Woerth.

De présumés financements libyens

Une autre accusation de financement illicite présumé de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy a été lancée par le Libyen Saïf Al Islam, fils de colonel Khadafi, le 16 mars 2011, juste avant les opérations armées contre la Libye. Le fils du dictateur a accusé dans une vidéo avoir «la preuve» que les Libyens ont «financé sa campagne».

Des accusations de financement libyen qui ont été reprises par le site d’informations Mediapart, qui a récemment publié deux documents: le premier concerne un témoignage d’un ex-proche de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, écrivant que ce dernier a participé à des financements libyens pour la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy; le deuxième est une lettre dans laquelle le colonel Khadafi donnerait son accord pour financer la campagne du candidat, à hauteur de 50 millions d’euros. Nicolas Sarkozy, qui a attaqué Mediapart pour faux, a été ensuite attaqué par ce site d’informations pour dénonciation calomnieuse.

L’affaire Karachi

L’affaire Karachi présente un volet politico-financier. La justice enquête sur des faits remontant à 1995, lors de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Sur le compte du candidat, dix millions de francs avaient été versés en espèces. La justice s’interroge sur un éventuel financement illégal, via des rétrocommissions concomitantes à des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite.

Nicolas Sarkozy était proche en 1995 d’Edouard Balladur. Il était son ministre du Budget, mais aussi porte-parole de la campagne du candidat malheureux. D’autres proches de Nicolas Sarkozy ont été directement mis en cause par la justice: Thierry Gaubert, Nicolas Bazire, et Ziad Takieddine ont été mis en examen dans cette affaire.

Les sondages de l’Elysée

Les faits remontent à 2007, date à laquelle l’Elysée a passé contrat avec la société du conseiller du Président Patrick Buisson, Publifact, à hauteur de 1,5 million d’euros par an, en plus de 10.000 euros par mois. La Cour des comptes s’est intéressée à ce contrat, pointant qu’il n’y avait pas eu d’appel d’offres, alors que pour de telles sommes, c’est obligatoire. L’association anticorruption Anticor a porté plainte en 2010 pour «délit de favoritisme», mais la procédure s’est arrêtée, du fait de l’immunité présidentielle. L’affaire pourrait aujourd’hui reprendre.







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