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Ce devait être un exercice de routine. Ségolène Royal, candidate à la députation à La Rochelle (Charente-Maritime), ville prestige, dans une circonscription tenue de longue date par les socialistes et quasi-gagnée d'avance : sur le papier, tout roulait.


L'investiture par les militants locaux, puis l'élection à l'Assemblée nationale de la présidente de la région Poitou-Charente arrangeait tout le monde.

Cela permettait de compenser son humiliation à la primaire socialiste et surtout de lui offrir le siège de députée nécessaire à l'accession au Perchoir lequel lui a été offert en coulisses par la direction du parti, en cas de victoire de François Hollande à la présidentielle et des socialistes aux législatives.

Ce scénario tranquillement fabriqué rue de Solférino n'a pas plu à tout le monde.

Notamment pas au premier secrétaire fédéral de Charente-Maritime, Olivier Falorni, fort du soutien d'une majorité de militants. Lui-même entendait bien se présenter dans le sillage du député sortant et maire (PS) de La Rochelle, Maxime Bono.

Il a fédéré autour de lui un vent de fronde. De quoi rendre périlleux le vote d'investiture de la candidate, prévu le 1er décembre.

A Paris, on a commencé à mesurer l'ampleur du problème.

L'affaire "Ségolène Royal-La Rochelle" a peu à peu suscité des silences gênés. Et si l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle en venait à perdre une investiture locale pour un siège de député ?

Malaise. Mardi 22 novembre, l'état-major du parti socialiste a jugé préférable de passer en force : en imposant la candidature de Ségolène Royal à la première circonscription de La Rochelle, sans passer par le vote des quelque 450 militants concernés.

La direction du PS avait d'abord essayé des méthodes plus douces.

Dans un premier temps, elle avait décrété, contre l'avis des militants, que la première circonscription était réservée à une femme.

Cette ruse un peu grossière contre M. Falorni avait suscité la candidature de deux femmes socialistes, dont l'une proche de M. Falorni, pour s'opposer à Mme Royal le 1er décembre. Réaction du Bureau national : annuler purement et simplement la primaire dangereuse du 1er décembre.

Ce mardi, il a été déclaré que "la première circonscription de La Rochelle était fléchée pour la candidature de Ségolène Royal".

Les militants ne voteront pas.







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