Actu Politique de la France ... Ads (728x90)

Info et actualité en direct - Toutes les actualités et infos !!!





Voilà dix ans, je contribuais avec d'autres à la création de l'Union en mouvement au congrès de Toulouse, devenue l'UMP.

Voilà cinq ans que je regarde ce mouvement grandir en prenant des orientations qui ne me conviennent pas.

Voilà deux ans que je m'interroge sur ma place à l'UMP face au tournant droitier désormais assumé par l'état-major du mouvement.

Philippe Douste-Blazy
L'UMP est-il encore un grand parti de centre droit, humaniste et libéral ?

C'est parce que telle n'est plus ma conviction qu'il est temps pour moi de rompre le silence, de rappeler les valeurs qui sont les miennes et d'appeler à une union nationale autour de François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle.

Compagnon de route de François Bayrou, avant de prendre un autre chemin, je sais que cette prise de position surprendra. C'est pourquoi je tiens à rappeler ce qu'était l'UMP et ce qu'elle est devenue. En 2001, plus rien ne séparait les partis gaullistes, libéraux et centristes. Les vieilles querelles de la droite semblaient derrière nous : la division, les haines personnelles, les invectives, les divergences idéologiques.

Depuis le discours à Berlin de Jacques Chirac, les gaullistes avaient achevé leur mue européenne. Il était enfin possible de ressouder le couple franco-allemand, moteur d'une Europe forte. Depuis le discours de Rodez, le RPR avait pris le tournant décentralisateur. Le choix de la confiance aux collectivités locales était désormais partagé.

Nos positions, nos programmes, nos propositions étaient désormais les mêmes, y compris dans les domaines économique et social ou sociétal.

Partout en Europe, s'étaient construits des partis de centre droit proeuropéen, libéraux et humanistes, parfois alliés à un petit parti conservateur, affrontant un parti social-démocrate.

La France faisait encore figure d'exception, avec son parti gaulliste, ayant survécu au charisme d'un héros rassembleur issu des heures sombres de la guerre, et son Parti socialiste, marqué par une culture marxiste désespérante.

L'heure d'une vie politique française plus moderne et plus apaisée était venue.

Source LeMonde.fr







Enregistrer un commentaire

votre avis nous intéresse !!