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Comment peut-on encore souhaiter être garde des sceaux ?

Le ministère de la justice, depuis des années, ne pèse politiquement rien, et c'est l'un des rares postes régaliens dont l'existence même est régulièrement menacée, faute de pouvoir exister à part entière.


François Bayrou, dans le souci de "moraliser la vie publique", a développé, dimanche 15 avril à Marseille, sa proposition d'alléger la tutelle de l'exécutif sur la Place Vendôme. "Le ministre de la justice, désormais, ne dépendra plus de la seule nomination du président de la République, a proposé le candidat centriste, mais aussi d'un vote de confiance qui, au Parlement, obligera à l'accord de la majorité et de l'opposition, pour qu'il soit au-dessus des partis et non pas seulement soumis à l'exécutif."
C'est dire, en creux, combien son ami Michel Mercier a souffert. Le ministre a vite compris qu'il ne pouvait pas dire un mot sans l'aval de Matignon et de l'Elysée, et il a pu mesurer combien la laisse était courte. Ce n'est pas le premier : Dominique Perben (2002-2005) avait été cannibalisé par Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur, qui réécrivait, Place Beauvau, le code pénal ; Pascal Clément (2005-2007) n'a guère laissé que sa photo en souvenir de son passage ; Rachida Dati (2007-2009) a exécuté à la hache et sans discuter les ordres présidentiels.
Michèle Alliot-Marie (2009-2010) puis Michel Mercier ont appris à rester dans l'ombre et à satisfaire sur-le-champ les demandes présidentielles, en faisant voter des textes quasiment rédigés dans la nuit qui suivait les annonces du chef de l'Etat, sans concertation avec les professionnels ni études d'impact sérieuses.







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