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Le Sénat français a adopté jeudi 19 janvier une proposition de loi visant à pénaliser la diffamation et l'injure envers les harkis, ces musulmans qui ont servi dans l'armée française pendant la guerre d'Algérie.

Le texte doit maintenant être inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
La proposition de loi a été votée à l'unanimité, à l'exception des sénateurs communistes, qui n'ont pas pris part au vote. "Comment l'injure et la diffamation à l'égard des forces supplétives peuvent-elles rester encore impunies ?", s'est interrogé le sénateur UMP Raymond Couderc, à l'origine de la proposition de loi.

"Le texte est indispensable pour éviter que ne se reproduise l'impensable : les propos tenus par un élu de la République n'ont pas été condamnés", a souligné la rapporteure Sophie Joissans (UMP).

Elle faisait allusion à la relaxe de l'ancien président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, qui, le 11 février 2006, avait comparé les harkis à des "sous-hommes".

Exclu du Parti socialiste, il avait été poursuivi en justice pour "injures raciales" par plusieurs associations, mais il avait été relaxé.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, entre 55 000 et 75 000 harkis et supplétifs, selon les historiens, étaient abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles.

Près de 60 000 harkis ont été admis sur le territoire français.

Logés dans des camps de fortune du sud de la France puis dans des cités, ils formeraient avec leurs descendants une communauté de 500 000 personnes.







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