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L'annonce n'est pas officielle mais provoque déjà des remous. Le choix de Nadine Morano pour représenter l'UMP dans le Grand-Est à l'élection européenne n'est pas du goût de tous au sein du parti. Bernard Accoyer, l'ancien président de l'Assemblée nationale a exprimé mercredi son désaccord avec la décision de Nicolas Sarkozy, qui doit être actée le 21 janvier en commission d'investiture.


«La question que je pose, si elle doit remplacer quelqu'un, est : qu'apporterait-elle de plus ? Dans la région Grand Est, le député européen sortant, Arnaud Danjean, mérite d'être investi en première place(...). Il est reconnu au niveau national et au Parlement européen», a confié dans une interview au Monde le député UMP de Haute-Savoie.  Arnaud Danjean, qui doit être le numéro deux de Nadine Morano, n'a pourtant pas souhaité créer la polémique. «J'ai suffisamment défendu le principe de discipline collective pour ne pas vouloir le respecter une fois qu'une décision est prise», a-t-il confié à l'Opinion.

Bernard Accoyer n'en a cure. Il va même plus loin en taclant indirectement l'ex-ministre à la Formation professionnelle de Nicolas Sarkozy. «Le député européen de 2014 devra être une personnalité compétente, reconnue, bilingue, influente et assidue au Parlement, plutôt que d'être sur les plateaux de télévision ou dans l'antichambre des partis politiques.»

Accoyer s'en prend aussi à Lavrilleux, candidat dans le Nord-Ouest

Une attaque qui vaut aussi pour Jérôme Lavrilleux. Car le cas de Nadine Morano n'est pas le seul à faire sortir Bernard Accoyer de sa réserve. Celui du directeur de cabinet Jean-François Copé qui brigue la région Nord-Ouest, le choque tout autant. «Là encore, s'il devait remplacer l'eurodéputé sortant Jean-Paul Gauzès, qu'apporterait-il de plus ? Jean-Paul Gauzès, qui est à nouveau candidat, est très compétent.»

Il a évoqué aussi Michel Dantin dans le Sud-Est, alors que le chef de file devrait être Renaud Muselier. Idem dans le Sud-Ouest : Michèle Alliot-Marie est pressentie alors qu'Alain Lamassoure est «l'un des rares Français président d'une commission au Parlement européen.» Au final, c'est le critère de sélection que Bernard Accoyer critique à demi-mot. «Je ne peux pas croire que la récompense prime sur la compétence dans la désignation de nos candidats.»

Jacob défend Morano

Interrogé sur le choix de Nadine Morano plus tôt ce matin sur RTL, Christian Jacob, chef de file des députés UMP à l'Assemblée nationale, a tenté de déminer le sujet en renvoyant au 21 janvier. «C'est là qu'on choisira les têtes de liste. » Mais, a-t-il promis, «on choisira les meilleurs». Sans la nommer, il a pris la défense de Nadine Morano, sèchement battue à l'élection législative en juin 2012. «On peut perdre une élection et gagner celle d'après. Cela arrive même à des gens bien. Perdre une fois une élection dans sa vie n'est pas une croix qu'on a sur le dos à tout jamais. »












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